Filippetti souhaite une rétribution des moteurs de recherche

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La ministre de la Culture souhaite que les moteurs de recherche qui ne sont pas fiscalisés en France et qui utilisent la matière première issue de la presse payent. “Ces gros acteurs et plateformes ne peuvent plus échapper à une forme de fiscalité”, estime t-elle.

Aurélie Filippetti, ministre de la culture et de la communication, a estimé dimanche que “les gros acteurs” de l’internet non imposés en France mais qui utilisent la matière première des sites de la presse devaient participer “au financement de l’information”. Interrogée sur la “taxe Google” que souhaiteraient certains éditeurs de presse, elle a estimé “indispensable” qu’il y ait “une forme de rétribution par les sites qui aujourd’hui tirent un profit réel de l’utilisation des contenus riches en information, en savoir faire, en matière grise”.

Dans une interview publiée dimanche par les sites Aqui.fr et Rue 89, la ministre souligne qu’il y a des plateformes “qui en fait se contentent de répertorier un certain nombre de dépêches” et “nuisent évidemment au travail des agences parfois et aussi à ceux qui font un vrai travail journalistique en ligne”. “Certains sites, des moteurs de recherches issus d’acteurs économiques qui ne sont pas localisés en France et pas fiscalisés en France, utilisent énormément de matière première issue de la presse numérique”, a-t-elle souligné. “Il faut qu’ils participent au financement de l’information”, a-t-elle ajouté, estimant que "ces gros acteurs et plateformes ne peuvent plus échapper à une forme de fiscalité dans des pays où par ailleurs ils dégagent un bénéfice certain".

La semaine dernière, après échec de négociations avec Google, des éditeurs de presse ont demandé au gouvernement un projet de loi pour que les moteurs de recherche les rétribuent pour l’utilisation de leurs contenus. Ils ont considéré comme “inadmissible” que le moteur de recherche utilise des articles gratuitement "pour ponctionner le marché publicitaire français sans rémunérer les créateurs de contenus".

Remise à plat des aides à la presse

Mme Filippetti a souhaité par ailleurs qu’il y ait “une remise à plat” des aides à la presse, estimant notamment qu’“il n’est pas illégitime de s’interroger sur la pertinence de certaines aides qui vont vers des journaux par exemple dits ’people’ qui ne sont pas dans des difficultés économiques avérées”.

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