A l’UMP, la pagaille Copé-Fillon rappelle la sombre nuit du PS en 2008

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Il y a quatre ans, presque jour pour jour, Ségolène Royal et Martine Aubry se disputaient la victoire à la tête du PS. Cette nuit, Jean-François Copé et François Fillon ont repris ce scénario, jusque dans les mots choisis.

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Vous avez aimé la folle nuit du PS les 21 et 22 novembre 2008 ? Vous allez adorer celle de l’UMP. Ironie du calendrier, elle se joue presque quatre ans jour pour jour après celle qui vit s’opposer Martine Aubry et Ségolène Royal.

Résultats contradictoires, soupçons de fraude, recomptages interminables,... les points communs entre les deux tragicomédies sont tellement nombreux qu’il est impossible de ne pas songer au parallèle. Les cadres UMP eux-mêmes évoquent le traumatisme passé de leurs adversaires socialistes. “Fillon et Copé sont deux candidats de qualité. Royal et Aubry étaient deux candidates de qualité et le PS a gagné la présidentielle”, expliquait ainsi Valérie Pécresse dans la soirée. Et sur Twitter, certains internautes taquins proposaient, par exemple, d’envoyer Daniel Vaillant, expert socialiste des gestions de conflits, à l’UMP.

Les mêmes mots à quatre ans d’intervalle

L’ex-parti présidentiel n’a pas besoin de l’ancien ministre de l’Intérieur de Lionel Jospin. Il a ses propres figures, si semblables à celle du PS. Comme les partisans de Martine Aubry, ceux de Jean-François Copé ont d’abord revendiqué la victoire, avant la proclamation officielle des résultats. A 00h43, en 2008, Claude Bartolone avait ainsi lancé : “Aubry ne peut plus être battue.” Cette nuit, c’était Marc-Philippe Daubresse qui s’en est chargé. A 23h15, il affirmait : “Jean-François Copé ne peut plus être battu.”

De la même façon, des royalistes s’étaient emportés contre “des dirigeants pas habilités à proclamer des résultats”. Et François Fillon a lui affirmé que personne “n’avait le droit de proclamer des résultats avant que ceux qui soient chargés de le faire ne le fassent”. Enfin, Manuel Valls et Valérie Pécresse ont tous les deux dégainé l’argument “nous ne nous laisserons pas voler l’élection”.

Les mots sont les mêmes, le scénario et la scénographie aussi. Rue de Vaugirard, comme à Solférino, on cherche les ombres des cadres de chaque camp dans les recoins du siège. Les soutiens passent des coups de fil, enchaînent les textos.

Jusque dans les stratégies, le parallèle s’impose. Aubry-Copé ont tenté de prendre la main en déclarant les premiers les résultats. Royal-Fillon ont contesté toute la nuit les différents scrutins aux quatre coins de la France. A Solférino, en 2008, la “commission de recollement” du PS avait ensuite mis deux jours à passer au crible les litiges, après un examen, un par un, de tous les procès verbaux contestés. L’UMP va tout faire pour éviter un tel cauchemar. Pas gagné. Lire la suite sur l’express.fr

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