Bettencourt : Nicolas Sarkozy témoin assisté, et maintenant ?

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Nicolas Sarkozy est ressorti du bureau du juge Gentil qui instruit l’affaire Bettencourt sous le statut de “témoin assisté”. A quoi s’expose-t-il maintenant ?

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Nicolas Sarkozy est “soulagé” : le juge Gentil ne l’a pas mis en examen pour “recel d’abus de faiblesse”. Auditionné douze heures dans le bureau du magistrat qui instruit l’affaire Bettencourt, l’ancien chef de l’Etat est ressorti du palais de justice de Bordeaux sous le statut de témoin assisté. Ce régime lui permet, ainsi qu’à son avocat, d’avoir accès aux pièces de la procédure et éloigne grandement l’éventualité d’un renvoi devant un tribunal correctionnel.

Vers un non-lieu

Nicolas Sarkozy est-il pour autant sorti d’affaire ? Selon son avocat, Me Thierry Herzog, interrogé au micro d’Europe 1, “il n’existe aucune charge, aucun indice grave, aucun élément concordant” à l’encontre de l’ancien chef de l’Etat. A ce titre, estime-t-il, son client “ne peut plus être mis en examen”. Et d’arguer qu’aucune autre convocation n’a été programmée.

En réalité, le juge Gentil a la possibilité de transformer le statut de “témoin assisté” en une mise en examen. Cette option semble cependant peu probable. L’instruction touchant à sa fin, l’issue de ce bras de fer devrait être, sauf rebondissement, un non-lieu pour Nicolas Sarkozy.

L’énigme Ingrid Betancourt

A l’aide de quels arguments l’ex-chef de l’Etat a-t-il réussi à faire taire les soupçons du juge Gentil ? Au sujet d’une présumée rencontre entre André Bettencourt et Nicolas Sarkozy, en juin 2007, inscrite à l’agenda privé de ce dernier, Me Herzog avance une “confusion”. Selon lui, la note incriminée faisait référence à Ingrid Betancourt - que son client souhaitait libérer coûte que coûte - et non à la famille Bettencourt.

Que dire des déclarations de l’ancienne comptable de l’héritière de L’Oréal, Claire Thibout, selon qui la remise d’enveloppes de billets à des hommes politiques était une habitude bien ancrée chez les Bettencourt ? Qu’elles ne tiennent pas la route, selon Me Herzog, “sinon les juges d’instruction en auraient tenu compte”. “Elle dit simplement qu’elle déduit ce qui aurait pu servir à un financement politique”, ajoute le conseil. Lire la suite sur l’express.fr

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