Borloo réussit le lancement de l’UDI, Bayrou et Copé critiquent

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Naissance à grand spectacle pour l’UDI, l’Union des démocrates et des indépendants, le nouveau parti de Jean-Louis Borloo. Dimanche, Pour le lancement de l’Union des Démocrates et Indépendants, Jean-Louis Borloo est parvenu à décrocher le soutien de Valéry Giscard d’Estaing et de Simone Veil tout en obtenant le ralliement de l’ex-ministre UMP Chantal Jouanno.

l’Union des démocrates et des indépendants, le nouveau parti de Jean-Louis Borloo. Dimanche, pour le lancement officiel de son mouvement -qui a adopté ses statuts et l’a élu président-, plus de 3.000 personnes ont fait le déplacement à la Mutualité (Ve arrondissement de Paris) où une grande scène avait été installée dans un décor bleuté.

L’ex-ministre de l’Ecologie n’avait pas caché ces derniers jours son ambition de faire de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) “l’UDF du XXIe siècle” et “le premier parti de France”, tout en refusant de se projeter vers la présidentielle de 2017.

“L’UDI est née, c’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent une France ouverte sur l’Europe, le monde, pour les libertés et l’humanisme”, a dit Jean-Louis Borloo dans son discours de clôture.

Lui qui ne cache pas sa volonté d’avoir le leadership au centre face au MoDem mais aussi de prendre le pas sur l’UMP, a assuré qu’il s’agissait d’une “coalition gagnante”.

Des ambitions qui ont suscité une certaine ironie chez le partenaire UMP. Son patron Jean-François Copé a mis en garde contre la tentation de l’UDI de vouloir “se faire plus grosse que le bœuf”, comme la grenouille de la fable de La Fontaine.

Une prise de choix sur l’UMP : Chantal Jouanno

A la Mutualité, devant un parterre d’anciens ministres - Hervé Morin, François Sauvadet, Maurice Leroy, Michel Mercier, Jean-Marie Bockel ou Rama Yade -, la première surprise de la journée a été l’annonce du ralliement de l’ex-ministre des Sports de Nicolas Sarkozy, Chantal Jouanno. Une prise de choix au moment où des élus UMP laissent entendre qu’ils pourraient quitter leur parti pour l’UDI en cas de victoire de Jean-François Copé à la présidence du premier parti d’opposition.

Très applaudie, l’ex-championne de karaté âgée de 43 ans a expliqué avoir “l’ambition de faire de l’UDI le premier parti écologiste de France”. “Mon choix de l’UDI est aussi affectif”, a-t-elle dit, évoquant le plaisir "de rejoindre un homme créatif" (Jean-Louis Borloo, ndlr) et celui de bénéficier d’une “liberté de parole et de pensée”. L’UMP de Paris a aussitôt dénoncé une “rupture des engagements”" voire une “trahison” de Mme Jouanno.

Autres surprises à la grand-messe UDI, le soutien exprimé dans un message vidéo par l’ex-président Giscard d’Estaing, 86 ans, et la présence dans la salle de Simone Veil, 85 ans, figure de la construction européenne et de l’amélioration de la condition des femmes.
Bayrou critique un centre enfermé à droite

Une manière aussi pour Jean-Louis Borloo de capter l’héritage de l’ex-UDF, sorte de paradis perdu des centristes. Niveau modernisation “ça envoie du rêve”, a raillé un élu MoDem de Paris, Jean-François Martins, sur son compte twitter.

Le président du MoDem François Bayrou a estimé quant à lui que l’ambition du nouveau rassemblement était “faire repartir la guerre des droites pour conquérir la prééminence sur ce camp”.

“La grande différence entre cette démarche de Jean-Louis Borloo et la mienne, c’est que je ne crois pas que le centre puisse se résumer à la droite” car “pour moi, si le centre existe, il est différent de la droite, comme il est différent de la gauche”, a répété l’ex-candidat à la présidentielle, qui continue de refuser de “(se) laisser enfermer dans un camp”. François Bayrou s’est dit toutefois “prêt à des partenariats, du travail en commun” avec l’UDI, “à condition qu’ils soient réciproques”.

Dans la salle et sur scène, les anciens ministres voisinaient avec des parlementaires, eurodéputés et élus locaux des sept mouvements co-fondateurs de l’UDI, dont le Parti radical et le Nouveau centre. Le MoDem était représenté par le sénateur Jean-Marie Vanlerenberghe. Le commissaire européen Michel Barnier et l’ancien ministre de l’Economie Thierry Breton étaient aussi venus. Lire la suite sur l’express.fr

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