Primaires aux Etats-Unis : Rick Santorum inflige une double défaite à Mitt Romney

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L’ultraconservateur Rick Santorum a remporté deux des trois Etats qui étaient en jeu mardi dernier, lors des primaires républicaines en vue de la Maison Blanche, poussant George Bush à une réaction.

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M. Santorum, 53 ans, a remporté les deux Etats conservateurs de l’Alabama et du Mississippi (sud), où 84 délégués à la convention d’investiture du futur candidat républicain à la présidence étaient à partager. M. Romney, pourtant donné par les ultimes sondages vainqueurs de peu au Mississipi et deuxième en Alabama, a dû finalement se contenter de la troisième place, derrière un autre ultraconservateur, Newt Gingrich, selon les résultats quasi-complets.

Selon les chaînes de télévision, M. Santorum, 53 ans, a remporté l’Alabama avec 35% des voix, devant MM. Gingrich (30%) et Romney (28%). Dans le Mississippi voisin, M. Santorum a recueilli 33% des voix devant M. Gingrich (32%) et M. Romney (30%). M. Romney semblait, comme attendu, en passe de remporter un lot de consolation, avec Hawaï, où après dépouillement de 82% des bulletins il raflait 45% des suffrages, devant MM. Santorum, 25%, Ron Paul 18% et Gingrich 11%. Hawaï, où est né le président démocrate sortant Barack Obama, enverra 20 délégués à la convention d’investiture prévue cet été.

Néanmoins, M. Santorum, largement inconnu du grand public jusqu’à la fin de l’année dernière, pose un problème à M. Romney en engrangeant dans le Sud conservateur ses huitième et neuvième Etats depuis le début des primaires organisées Etat par Etat depuis le 3 janvier. « Qui aurait cru que les électeurs de base déjoueraient ainsi les pronostics jour après jour » a lancé M. Santorum, ravi, à ses partisans lors d’une réunion électorale à Lafayette (Louisiane, sud).

Les résultats de mardi dans ces deux Etats confirment que M. Romney, malgré une organisation et des moyens financiers sans commune mesures avec ceux de ses rivaux, peine à convaincre l’aile droite du parti républicain, qui le juge trop modéré. « Cette course n’en finit pas. Il n’y a pas de fin en vue », a commenté sur CNN l’ancien porte-parole du président George W. Bush, Ari Fleischer.

De son côté, Newt Gingrich, ancien élu de la Géorgie voisine, jouait son va-tout dans ces deux bastions conservateurs et évangéliques. A la question de savoir si ce dernier devrait se retirer s’il ne remportait pas la victoire dans aucun des deux Etats, la porte-parole de Rick Santorum, Allison Stewart, a répondu par l’affirmative.

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